Mot de l'Abbé Francis EPAH
De nos jours, le Cameroun affiche
un visage d’incertitude sociopolitique
et sécuritaire du fait des effets du
mouvement djihadiste Boko Haram
dans le septentrion, des revendications
sociopolitiques dans ses régions Nord
Ouest et Sud-Ouest et des défis
humanitaires. A cela s’ajoute la crise
sanitaire mondiale de la pandémie à
Covid-19.
Cet environnement accélère les
vulnérabilités structurelles existantes,
notamment la déscolarisation et la
non scolarisation d’un grand nombre
d’enfants victimes des crises et des
inégalités de genre. Pour couronner le
tout, la grève des enseignants ces
dernières mois vient augmenter les
pesanteurs empêchant le processus
de développement des enfants déjà
meurtris par la vie.
Les déplacés internes, les orphelins
de guerre, les enfants de la rue, les
enfants vivant avec un handicap, les
démunis etc. trouvent ainsi leur droit à
l’éducation bafoué du fait des crises et
des inégalités sociales et de genre.
Il existe déjà des mécanismes de
solidarité au Cameroun entretenus par
les familles, des associations familiales
appelées “tontines”, le gouvernement et
ses partenaires. Mais, ceux-ci restent
limités au regard de l’énorme besoin en
éducation des enfants vulnérables.
De plus en plus d'enfants font l’objet
d’un rejet familial à cause des
discordances familiales du fait de la
polygamie, de la superstition (les
enfants sont souvent accusés d’être
sorciers et à l’origine du décès de leurs
parents), de leur handicap, ou même
simplement d'albinisme.
Il est donc urgent de réagir face à
ces situations qui malheureusement
sont répandues. C'est pourquoi GHOC
se propose de faire le maximum avec
l'aide et l'assistance des personnes de
bonne volonté, pour permettre à ces
enfants de bénéficier d'une chance de
croire en un avenir différent par le biais
de l'éducation.